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Bien démarrer : organiser son catalogue pour encaisser vite

C’est la partie qu’on bâcle, parce qu’on a hâte d’encaisser. Et c’est celle qu’on paie tous les jours ensuite : trois secondes perdues à chaque vente, un produit introuvable devant un client qui attend, un stock qui ne veut plus rien dire. Une demi-journée passée à ranger son catalogue au départ, c’est des dizaines d’heures récupérées après.

Commencez par ce que vous vendez le plus

L’erreur classique est de vouloir tout saisir avant d’ouvrir. C’est décourageant, et inutile. Dans presque tous les commerces, une petite part des références fait la majorité des ventes.

Saisissez d’abord ces produits-là — vos best-sellers, ceux que vous vendez chaque jour. Le reste peut se créer au fil de l’eau, au moment où le produit se présente vraiment en caisse. Vous serez opérationnel en une soirée au lieu d’une semaine.

Des catégories qui servent à vendre, pas à classer

Un catalogue n’est pas un inventaire de bibliothèque. La bonne question n’est pas « comment ranger logiquement mes produits », mais « comment je vais les retrouver en trois secondes, un samedi, avec la queue qui s’allonge ».

Trois règles simples :

Le point qui change tout : les variantes

C’est la décision la plus structurante, et la plus souvent ratée.

Prenons un t-shirt décliné en cinq tailles et trois couleurs. Deux façons de le saisir :

La seconde solution est presque toujours la bonne. Elle donne un catalogue lisible et un stock précis : vous savez qu’il vous reste deux noirs en M, pas seulement « des t-shirts ». C’est exactement ce qui vous évite de promettre un article que vous n’avez plus dans la bonne taille.

Réfléchissez-y avant de saisir : reprendre un catalogue mal structuré une fois les ventes lancées, c’est de l’historique à recoller.

Codes-barres : scannez ce qui existe déjà

Si vos produits ont un code-barres fabricant, enregistrez-le sur la fiche. Le scan devient alors immédiat, sans recherche ni erreur de sélection — et c’est ce qui fait vraiment gagner du temps en caisse.

Pour ce que vous fabriquez ou vendez en vrac, une recherche par nom bien pensée fait le travail. Inutile d’imprimer des étiquettes pour tout : réservez-les aux articles difficiles à nommer ou à distinguer.

Nommer pour retrouver

Le nom d’un produit sert à le chercher, pas à le décrire. Mettez le mot que vous taperez en premier au début du nom.

« Veste coupe-vent Aeroline » se retrouve en tapant « veste ». « Aeroline veste coupe-vent » oblige à se souvenir de la marque — ce qui, un jour de rush avec un vendeur remplaçant, ne se produit pas.

Gardez la marque, la référence et les détails pour les champs prévus à cet effet.

Prix : décidez de la règle avant de saisir

Fixez d’emblée si vous saisissez des prix TTC(ce que le client paie, affiché en rayon) ou hors taxes. Changer d’avis à mi-parcours produit un catalogue incohérent, et des écarts pénibles à rattraper.

Vérifiez aussi les taux de TVA applicables à vos familles de produits. C’est le moment de poser la question à votre comptable, pas au premier contrôle.

Une méthode en une soirée

  1. Listez vos 5 à 10 catégories, avec vos mots à vous.
  2. Repérez les produits à déclinaisons et décidez de leur structure (taille, couleur, contenance…).
  3. Saisissez vos 30 à 50 meilleures ventes, avec leur code-barres.
  4. Faites dix ventes pour de faux en conditions réelles : ce que vous n’arrivez pas à retrouver vite est mal nommé ou mal rangé.
  5. Corrigez, puis ouvrez. Le reste se complétera en vendant.

L’étape 4 est celle qu’on saute, et c’est celle qui révèle tout.


Dans Enk's, un produit à déclinaisons reste une seule fiche avec un stock par variante, la recherche fonctionne au nom comme au code-barres, et chaque vente met le stock à jour toute seule. Essayez gratuitement pendant 14 jours — le temps de saisir vos meilleures ventes et de voir si ça vous va.

À lire ensuite : tenir son stock sans y passer ses soirées.